De la nécessité du correcteur

10 Sep 2019Actualités0 commentaires

Chez Baobab, quel que soit le support utilisé (numérique ou papier), nous avons toujours veillé à ce que le résultat corresponde aux attentes de nos clients, mais aussi que nous puissions proposer un résultat le plus qualitatif possible. Cela passe notamment par une correction du texte. Comment cela s’effectue, quelle latitude pour le correcteur ?
Laissons la parole à Philippe, notre œil de lynx maison :

On a coutume de dire que le correcteur est le premier lecteur d’un texte. S’il bute sur un mot, une phrase, c’est qu’il y a un problème dont l’auteur n’a pas conscience mais qui nuit à la lisibilité et à la compréhension du texte : une coquille, une idée mal formulée ou imprécise, une répétition, une incohérence dans le texte.

Le correcteur a donc pour rôle principal la correction orthographique (usuelle et grammaticale) et syntaxique d’un écrit ; cela va de la simple chasse aux fautes d’orthographe à une réécriture plus ou moins poussée du texte, dans le respect du style et des choix de l’auteur. Mais il applique aussi des règles typographiques, tout en respectant la « marche maison » décidée par l’éditeur, avec un seul mot d’ordre, l’unification, afin que le texte soit présenté de manière homogène. Enfin, un aspect plus méconnu du rôle du correcteur, et qui n’est pas le moins intéressant, est la vérification des informations de tous ordres, par exemple historiques, géographiques ou autres.

L’action du correcteur est quelque peu ingrate : lecteurs ou éditeurs verront peut-être la faute qu’il aura éventuellement laissée, car nul correcteur n’est infaillible, mais l’auteur, lui, verra toutes celles qui auront été corrigées, les répétitions supprimées, les phrases améliorées, les informations rectifiées, la présentation unifiée, bref, tout ce qui rend un écrit cohérent, fluide et agréable à lire.

Enfin, le correcteur est, selon moi, une personne engagée dans l’évolution de la langue. Il se positionne par rapport à des débats anodins (faut-il accentuer les majuscules ?) ou importants (la féminisation des noms de métiers, fonctions, etc. ou l’application de « l’orthographe réformée »).

La correction d’un ouvrage ou de quelque écrit que ce soit, ultime étape – qui est malheureusement de plus en plus négligée aujourd’hui, dans la presse comme dans la communication ou l’édition de livres – du processus de l’écriture, est, j’en suis persuadé, indispensable à leur qualité. Et c’est bien parce que Baobab a cette exigence que nous collaborons depuis sa création.

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